
| Se rendre à Argences |
Le
Manoir d'Argences se situe à 3 heures de Paris et à
3 km au sud de Coutances (Manche).
Depuis Coutances prendre la direction de Granville et au 1er rond-point suivre les panneaux "Jardins d'Argences".
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Les
jardins sont ouverts tous les jours du 1er mai au 15 octobre.
Du 1er mai au 31 juin de 14h à 18h.
Du 1er juillet au 31 août de 14h à 19h.
Jusqu'au 15 octobre de 14h à 18h. |
| Se loger à Argences |
| Le Manoir d'Argences dispose d'un gîte pour 6 personnes accessible en toute saison à la semaine ou au week-end |
| Votre séjour vous permettra de bénéficier du cadr
es des Jardins d'Argence, tout en bénéficiant de votre jardin privé. |
| Paru dans la presse |
| Prochainement, mise en ligne des derniers articles de presse concernant les jardins et le festival du Manoir d'Argences |
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Jardins sans paroles
VIIe Festival du Film Muet dArgences
Cycle Harold Llyod– 18 ,19 et 20 juillet 2008 Film
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Chaque soir, le film sera présenté par Pascal Mérigeau et accompagné par l’ensemble de Laurent Marode (piano, contrebasse, batterie)
Vendredi 18 Juillet 2008
VIVE LE SPORT (1925) - 1h16
Samedi 19 Juillet
EN VITESSE (1928) - 1h26
Dimanche 20 Juillet
MONTE LA DESSUS (1923) |
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Accueil dès 20 heures.
Au bord de l’étang, restauration italienne en musique.
Au menu orchestré par Gianlucca, les spécialités parmesanes : pâtes, risotto, charcuterie, fromages, desserts et vins.
Aux guitares, les frères Ivanovitch, virtuoses du jazz manouche. Leur musique, leurs sourires et leurs rires illuminent l’ambiance du diner.
Envie simplement d’un verre ou d’un café ? Le bar est ouvert à tous et vous pouvez aussi y acheter des spécialités italiennes.
Un peu plus loin, dans le pigeonnier, une exposition retrace en photo l’histoire de Harod Lloyd, évoque les tournages et les décors de ses films.
Quelques pas encore, et les jardins appellent à la promenade au fil des fleurs, au fil des sens, des odeurs jusqu’au crépuscule.
A la tombée de la nuit, la cloche convie les spectateurs à prendre place dans la cour, à l’abri des intempéries, et au chaud, sous les couvertures polaires.
Les films seront présentés par Pascal Mérigeau, critique de cinéma au Nouvel Observateur et écrivain.
Puis, place à Harold Lloyd, en compagnie de Laurent Marode et de ses musiciens, sous les étoiles.
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- Réservations à l'Office de Tourisme de Coutances au 02 33 19 08 10 Info line 02 33 07 92 04 -
Prix des places 11 euros - Abonnement 3 soirées : 27 euros
Etudiants et demandeurs d’emploi : 9 euros
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Des couvertures en laine polaire seront à la disposition des spectateurs.
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Harold Llyod
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Harold Clayton Lloyd naît en 1893, dans le Nebraska. Il exerce mille métiers avant de se trouver engagé à San Diego comme figurant. Arrivé à Los Angeles en 1914, il rencontre Hal Roach, futur producteur de Laurel et Hardy. Les deux hommes s'associent, Roach produira des films dont la vedette comique sera Lloyd. C'est en 1917 que l'acteur va enfin trouver son type, au bénéfice d'une opération très simple : il se démaquille, troque ses accoutrements contre un costume de ville, un canotier, une paire de lunettes, en un mot devient monsieur tout-le-monde. Harold Lloyd est né, et avec lui une idée : un burlesque réaliste, un comique de proximité,. Succès immédiat, puisque chacun peut s'identifier à ce jeune homme banal mais entreprenant, jamais vaincu.
Dès les années 1910 et jusqu’à l’arrivée du parlant Harold à joui d’une popularité inimaginable aujourd’hui et qui en faisait l’égal de Chaplin. A partir de 1920. malgré un grave accident de tournage qui faillit lui coûter la vie et où il perdit en partie l'usage d'une main, Lloyd, passe au long métrage en 1921, fonde sa propre compagnie en 1926.
Harold Lloyd est l’auteur d’une œuvre puissante, complexe, relativement mal connue Si il fut très rarement crédité de la mise en scène, il est évident qu’Harold Lloyd signe ses films, non seulement par son jeu d’acteur mais aussi par la cohérence et la singularité de ses idées qui sont des idées de cinéaste. Pourtant il est difficile de définir le style d’un personnage qui s’est efforcé de se déguiser précisément en rien. Lloyd n'est toutefois pas la banalité incarnée. sa dégaine le distingue peu de ses semblables (seules les lunettes d'écaille font un peu tâche), en revanche son comportement excède en quelque sorte la normalité. Harold Lloyd fait comme tout le monde, mais davantage Il a les mêmes désirs que les autres - ce sont ceux de l'époque, d'une Amérique d'avant la grande dépression il est prêt à plus d'efforts pour les satisfaire, et, naturellement, il gagnera plus en retour
Partant de là, tout s'enchaîne. La disparition, l'évaporation, la dissimulation sont des motifs comiques privilégiés pour Lloyd. Mais se soustraire ainsi au regard, lorsqu'on veut parvenir à ses fins, c'est forcément prendre le risque du retard. Alors, Harold court, c’est un homme pressé. La vitesse est un autre motif de son cinéma.
Disparition-vitesse définissent la morale burlesque dans l’œuvre de Lloyd. Et cela suppose de sa part une grande détermination, beaucoup de témérité. Harold Lloyd aime prendre les choses en main , si son personnage n’a pas plus de chances qu’un autre, il sait forcer son destin. un destin américain. Car c'est bien une histoire de l'Amérique que racontent ses films, une Amérique en construction dont il a donné une image saisissante dans ses films new-yorkais, avec ces gratte-ciels qui poussent comme des champignons, ce trafic insensé, et surtout cette foule grouillante .
A l’avènement du parlant, Lloyd tourne quelques films sonores, de plus en plus espacés. En 1953, il reçoit un Oscar d’honneur. Mais sa carrière est derrière lui. La fin de sa vie fut celle de beaucoup de vedettes du muet. Il meurt en 1971.
Harold Lloyd a créé un personnage unique, qu’il est temps de redécouvrir.
(d’après Jean-Philippe Tessé pour le festival international du film de La Rochelle 2007)
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Les projections...
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Vendredi 18 Juillet :
VIVE LE SPORT (1925).

Samedi 19 Juillet :
EN VITESSE (1928).

Dimanche 20 Juillet :
MONTE LA DESSUS (1923).
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Vendredi 18 Juillet 2008
- VIVE LE SPORT (1925) - The Freshman.
Réalisé en 1925 par Fred C. Newmeyer et Sam Taylor
Interprétation : Harold Lloyd, Jobyna Ralston, Brooks Benedict, James Anderson et Hazel Keener
Distribution : Carlotta films
Harold Lamb ne rêve qu'à une seule chose, entrer à la Tate University. Il y multiplie les catastrophes. Lorsqu’il décide de rejoindre l’équipe de rugby, personne n’a vraiment envie de lui. Pourtant, Harold y croit dur comme fer.
L'un des plus grands succès d'Harold Lloyd au cours des années 1920, The Freshman inaugure un genre typiquement américain, le film de campus, auquel appartiennent et figurent en bonne place Brown of Harvard de Jack Conway (1926) et College de Buster Keaton (1927). La production de Lloyd est tout juste précédée par le modeste The Freshie de William Hughes Curran avec Guinn 'Big Boy' Williams. Outre la partie de football qui clôt le métrage et sera abondamment citée et parodiée, le film comporte ces trouvailles scénaristiques qui font le charme du cinéma d'Harold Lloyd, au nombre desquelles la scène des mots croisés dans le train et la soirée dansante organisée par le candidat effréné à la popularité occupent une place primordiale. Le héros malgré lui de cette comédie aux brefs accents dramatiques fait le rude apprentissage de la duplicité et du décalage profond existant entre la vie rêvée, celle mise en scène au cinéma notamment, et la réalité sociale, entre ce que l'on voudrait être et ce que l'on est vraiment. Un heureux concours de circonstances et une indéfectible volonté maintiendront cependant jusqu'à la fin le doute entre valeurs authentiques et présumées.
Samedi 19 Juillet
- EN VITESSE (1928) - Speedy.
Réalisation : Ted Wilde
Production : Harold Lloyd Corporation
Interprétation : Harold Lloyd, Ann Christy,
Bert Woodruff
Distribution : Carlotta
Harold 'Speedy' Swift ne parvient pas à conserver ses emplois. Barman, il échoue à livrer un bouquet de fleurs à l'épouse de son patron. Chauffeur de taxi, il cumule les malchances et les procès verbaux pour conduite dangereuse. Le jeune homme ne perd pas pour autant le moral car ce qu'il apprécie le plus, c'est d'aller s'amuser à Coney Island avec sa fiancée Jane.
Le dernier film muet d'Harold Lloyd est une belle réussite, véritable feu d'artifice de gags et d'action. Pendant que Buster Keaton naviguait dans Steamboat Bill, Jr., que Charles Chaplin faisait le clown dans The Circus, deux remarquables productions également, Lloyd fonçait, inconsciemment, à travers les rues de Manhattan en propulsion mécanique ou traction animale. Parmi les scénaristes de Speedy figure Lex Neal, un collaborateur de Keaton ; Ted Wilde, membre de l'équipe d'écriture de l'acteur et producteur, est crédité de la direction et nommé, à ce titre, aux Academy Awards 1929.
Speedy appartient aux productions d'Harold Lloyd
présentant de fortes ruptures narratives. Ce qui
frappe au visionnage, c'est le réalisme urbain,
proche du documentaire, le film livrant de
nombreuses informations sur le mode de vie des
New-yorkais en cette fin des années 1920
L'humour et le génie inventif de Lloyd ne sont
évidemment, pas en restetout au long du film , en
particulier pendant les impressionnantes, scènes
de "course".
Un opus à ne pas négliger, rehaussé sur le plan
esthétique par la radieuse et juvénile beauté de
son éphémère partenaire, Ann Christy.
Dimanche 20 Juillet
- MONTE LA DESSUS (1923) - Safety last !
"Le plus beau film du monde" selon François Truffaut.
Scénario : Hal Roach, Sam Taylor et Tim Whelan
Production : Hal Roach Studios
Interpétation : Harold Lloyd, Mildred Davis, Bill Strother, Noah Young
Distribution : Carlotta films
Venu faire fortune à Los Angeles, Harold stagne dans son job de petit vendeur. Pour sortir de l’anonymat, il propose à son patron une idée pour la publicité de la boutique : charger un ami expert en escalade de faire l’ascension du building.
Sauf que voilà : c’est lui qui va devoir s’y coller.
Un pic, que dis-je, un cap…Safety last ! est un véritable édifice du cinéma muet ; il est même devenu emblématique du genre. Les cinéphiles le classent traditionnellement aussi haut que les Temps Modernes de Chaplin ou que le Mécano de la Generale de Keaton. Monte-là-dessus constitue l’un des sommet de la période la plus faste de l’acteur et scénariste Lloyd.
Dans ce film « jamais le rire n’a été aussi proche du vertige, mais loin de se détruire, comique et peur s’entremêlent. Sans une faiblesse, sans une bavure, les gags s’enchaînent au millimètre près et c’est disont le, du très grand cinéma » (Raymond Borde 1968)___
Safety Last! est un compromis entre la comédie romantique caractéristique de la plupart des films de Charles Chaplin et le cinéma physique, voire de bravoure, de Buster Keaton. Un choix astucieux puisqu’en suscitant le rire, la sympathie et l’émoi chez le spectateur . Lloyd et Roach ont rencontré un formidable succès public à leur époque. Des arguments qui restent valables aujourd’hui et devraient continuer à faire sortir l’œuvre du « héros quelconque à lunettes » de son relatif anonymat.
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Accompagnement
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Les films seront accompagnés par
Laurent Marode : piano,
Karim Gherbi : contrebasse
Abdesslem Gherbi : batterie
Avec Karim et Abdesslem Gherbi, Laurent Marode compose la musique et accompagne des films muets tels que Buster Keaton shorts, Safty Last d'Harold Loyd, L'aurore de Murnau, etc.
Pianiste, Compositeur, Arrangeur Elève au conservatoire national d'Orsay pendant 10 ans, il continue ses études à la « Bill Evans Piano Academy » sous l'œil avisé de Samy Abenaîm et de Bernard Maury. Puis en 2004, il se perfectionne grâce à l'enseignement de Katy Roberts (piano) et Joe Makholm (arrangement et composition). Aujourd'hui, Laurent Marode multiplie les expériences musicales : il se produit régulièrement en concert dans diverses formations, compose la musique et dirige des comédies musicales ainsi que des projets théâtre-musique (« Bonheur » 2003, « Novecento » 2005, « Baudelaire une invitation au voyage » 2006 etc.).
www.laurentmarode.com
L’ambiance du dîner assurée par les frères Ivanovitch, Jazz tzigane |
Intervenants
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Pascal Mérigeau Journaliste et critique de cinéma au journal le Monde, puis au Nouvel Observateur (depuis septembre 1997). Auteur de plusieurs livres sur le cinéma, notamment sur Josef von Sternberg, le cinéma de Série B, Joseph L. Mankiewicz (Prix 1993 du meilleur livre de cinéma) et Maurice Pialat (2003, Grasset), ainsi que de deux romans, « Escaliers dérobés » (Denoël, 1994) et « Max Lang n’est plus ici » (Denoël, 1999). A publié en 2007 « Cinéma : autopsie d’un meurtre », collection Café Voltaire, Flammarion.
Chaque soir, le film sera présenté
par Pascal Mérigeau. |
Organisateurs
Caroline
LECARDONNEL de BARONCELLI
: Maître d'histoire médièvale et de paléographie
latine, elle débute une carrière journalistique
au Monde, puis au quotidien de Paris et à France-Inter,
et collabore à des revues théâtrales.
En 1989 Caroline quitte Paris pour Argences et crée
les Jardins du Manoir, qui reçoivent en 1999 le prix
Bonpland, décerné par la S.N.H.F. (Société
Nationale d'Horticulture Française), pour la réalisation
du plus beau jardin privé de France. Depuis 2004, les Jardins d'Argenecs ont obtenu le label de "Jardin remarquable" descerné par le Ministère de la Culture. En juillet 2002,
elle crée avec son mari Philippe LECARDONNEL le premier
"Festival du Film Muet d'Argences" en souvenir de
son père Jean de Baroncelli, critique cinématographique
au Monde, fils de Jacques de Baroncelli.

Philippe et Caroline LECARDONNEL : 02 33 07 92 04 ou 06 81 52 30 50
Nicolas COVILLE : 06 80 60 38 72
Sylvie LETEURNIER : 01 47 63 68 49 ou 06 86 73 95 28
Eve VAILLEND : 06 12 10 01 25
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Buster
Keaton, Frigo et la baleine, Cadet deau douce, La maison démontable,
Les trois âges, Malec chez les indiens, Le mécano de
la Général, Anahit Simonian,
Brian Stavechny, mime et comédien. Petr Kral, spécialiste
de Buster Keaton, Bernard Bastide. Exposition de lartiste
Miss-Tic et du peintre Christian Pasturel
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